Pourquoi le coût de l’inférence IA baisse-t-il, et que change-t-il pour vos agents IA ?

Pourquoi le coût de l’inférence IA baisse-t-il, et que change-t-il pour vos agents IA ?

En bref

  • Le coût d’inférence d’un système de niveau GPT-3.5 a été divisé par plus de 280 entre novembre 2022 et octobre 2024, selon le Stanford AI Index.
  • L’inférence est le principal poste de coût récurrent d’un agent IA en production : chaque requête consomme des tokens, et cette dépense se répète à chaque utilisation.
  • La baisse est structurelle : les fournisseurs verticalisent leur infrastructure et conçoivent leurs propres puces d’inférence, à l’image de la puce Jalapeño d’OpenAI conçue avec Broadcom, pour desserrer la dépendance à Nvidia.
  • Pour l’entreprise, l’enjeu se déplace : le bon indicateur n’est plus le prix du token, mais le coût par tâche réellement résolue par l’agent.
  • IA Agency intègre ce pilotage budgétaire dans chaque projet d’automatisation IA : chiffrage du run avant développement, optimisation continue en production.

Introduction

OpenAI ne se contente plus d’acheter des serveurs : à l’été 2026, l’entreprise a dévoilé Jalapeño, sa première puce d’inférence maison, conçue avec Broadcom. Quand un fournisseur de modèles investit jusque dans le silicium, le signal de marché est limpide : l’inférence, cette phase où l’IA traite réellement vos demandes, est devenue le nerf de la guerre économique du secteur.

Côté entreprises, pourtant, le sujet fait encore peur. Dans beaucoup de directions générales, un projet d’agent IA bute toujours sur la même question : combien coûtera le système, chaque mois, une fois en production ? Faute de repères, on imagine une facture incontrôlable, et le projet attend dans un tiroir.

La réalité est bien plus favorable : le coût de l’inférence IA s’effondre depuis 2023, cette baisse est structurelle, et surtout, elle se pilote. Cet article pose les ordres de grandeur, explique pourquoi les prix baissent durablement, et détaille ce que cela change concrètement pour le budget de vos agents IA.

Sommaire

Qu’est-ce que l’inférence IA, et pourquoi son coût est-il devenu central ?

L'inférence IA, la phase d'exploitation où le modèle traite chaque requête en consommant des tokens

L’inférence est la phase d’exploitation d’un modèle d’IA : le moment où le système, déjà entraîné, reçoit une demande, traite les données fournies et génère une réponse. Chaque question posée à un assistant, chaque document analysé, chaque décision prise par un agent déclenche une inférence. Et chaque inférence consomme des ressources de calcul, facturées sous forme de tokens.

Tant que l’IA restait un terrain d’expérimentation, ce coût passait inaperçu. Le passage en production change sa nature : une entreprise qui déploie un agent paie de l’inférence en continu, à chaque requête de chaque utilisateur, sur chaque processus automatisé. C’est le premier chiffrage qu’une agence IA sérieuse doit poser sur la table, avant même de parler de fonctionnalités.

Inférence vs entraînement, la distinction qui change tout

Beaucoup de confusions budgétaires viennent du mélange entre deux phases très différentes de la vie d’un modèle d’IA :

  • L’entraînement construit le modèle : le fournisseur ajuste ses paramètres sur d’immenses volumes de données, un investissement massif et ponctuel supporté par OpenAI, Google, Anthropic ou Meta, pas par vous.
  • L’inférence exploite le modèle entraîné : c’est la dépense récurrente, payée à l’usage, qui figure sur votre facture chaque mois tant que le système tourne.
  • La conséquence : le budget d’un agent IA en entreprise se joue à l’inférence. C’est elle qu’il faut mesurer, prévoir et optimiser dès le cadrage.

Cette distinction explique pourquoi le débat public sur le coût pharaonique de l’entraînement des modèles concerne peu votre projet : ce que votre entreprise paiera réellement, c’est de l’inférence.

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Cas d'usage
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pour un agent IA de PME, les repères de run mensuel publiés en 2026 vont de 20 à 300 € par mois pour un agent qui traite des tâches simples à volume modéré, et de 200 à 900 € par mois quand l’agent enchaîne raisonnement, contextes longs et appels d’outils. À très grande échelle, la facture d’inférence de certaines plateformes se compte en millions de dollars par mois. Chez IA Agency, ce chiffrage est posé au cadrage, avant toute ligne de code : un agent dont on ne sait pas estimer le run n’est pas prêt à être lancé.

20 à 300 €de run mensuel pour un agent IA de PME sur des tâches courantes

Comment se mesure le coût de l’inférence IA ?

Le coût de l'inférence se mesure en tokens, les tokens de sortie coûtant plus cher que ceux d'entrée

L’unité de mesure est le token, un court fragment de texte. Les fournisseurs facturent au million de tokens, avec deux compteurs distincts : les tokens d’entrée, tout ce que vous envoyez au modèle (question, contexte, documents), et les tokens de sortie, tout ce que le modèle génère en réponse.

Les tokens de sortie coûtent systématiquement plus cher : le modèle les génère un à un, là où il lit l’entrée en bloc, et cette génération mobilise davantage de calcul. Un agent bavard coûte donc mécaniquement plus cher qu’un agent qui répond court et structuré.

D’autres paramètres pèsent sur la facture réelle : la longueur du contexte transmis à chaque requête, la latence exigée par l’usage, le débit à absorber en période de pointe. À prix du token égal, deux déploiements peuvent produire des factures très différentes. Les ordres de grandeur publics, à la mi-2026, se répartissent en trois grandes catégories de modèles :

Catégorie de modèleOrdre de prix (par million de tokens, mi-2026)Usage type pour un agent
Endpoints optimisés et petits modèlesEnviron 0,04 à 0,20 $Classification, tri, routage, extraction simple
Modèle généraliste courant (« workhorse »)Environ 3 $ en entrée, 15 $ en sortieRédaction, dialogue, raisonnement courant
Modèles frontierPlusieurs dollars, selon le fournisseurRaisonnement complexe, cas critiques ou sensibles

À lire également : Faut-il un agent IA ou une automatisation classique pour votre PME ?

Geoffrey Lamri
« Le vrai indicateur, ce n’est pas le prix du token, c’est le coût par tâche réellement résolue par l’agent. Beaucoup d’entreprises regardent la mauvaise ligne du devis : un token deux fois moins cher ne sert à rien si l’agent s’y prend en dix étapes là où une seule suffisait. »
Geoffrey Lamri, fondateur IA Agency
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Retour d'expérience
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avant de généraliser un agent, faites-le tourner sur un périmètre restreint et mesurez son coût par tâche résolue, pas sa consommation brute de tokens. Une tâche traitée à moitié puis reprise par un humain coûte l’inférence plus le temps humain : c’est souvent là que se cache la vraie dérive budgétaire, pas dans le tarif du modèle.

De combien le coût de l’inférence a-t-il baissé depuis 2023 ?

La chute spectaculaire du coût de l'inférence IA depuis 2023

La baisse est spectaculaire. Selon le Stanford AI Index, le coût d’inférence d’un système atteignant le niveau de GPT-3.5 a été divisé par plus de 280 entre novembre 2022 et octobre 2024. À performance équivalente, une capacité de traitement qui semblait réservée aux grands groupes est devenue accessible à une PME en moins de deux ans.

La dynamique se poursuit depuis : les observateurs du marché rapportent un rythme proche d’une division par dix chaque année sur le prix d’une performance donnée. Ce chiffre demande toutefois une lecture prudente : il varie fortement selon qu’on parle du prix API affiché, du coût cloud effectif d’un déploiement, ou du coût d’un workflow agentique complet. Ce n’est pas une loi physique, c’est une tendance de marché.

Et c’est la nuance qui compte pour vos agents : un agent n’envoie pas une requête isolée, il enchaîne des étapes, recharge du contexte, appelle des outils. Son coût par tâche ne baisse donc pas aussi vite que le prix facial du token. La baisse est réelle et profite à tout le monde, mais elle ne dispense pas de piloter.

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Point de vigilance
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l’erreur budgétaire classique consiste à comparer des offres sur le prix API affiché. Ce prix ne dit rien du nombre de tokens réellement consommés par tâche, ni du coût de supervision, ni des reprises humaines. Deux agents facturés au même tarif de tokens peuvent produire des coûts par tâche résolue très différents : c’est ce coût-là, replacé dans le coût complet du projet, qui doit fonder la décision.

Pourquoi la baisse du coût de l’inférence est-elle structurelle ?

La verticalisation de l'infrastructure IA : puces d'inférence maison et moindre dépendance à Nvidia

La réponse tient en un mot : verticalisation. Les grands fournisseurs d’IA ne veulent plus dépendre d’un unique vendeur de processeurs pour servir leurs modèles. Ils conçoivent leur propre matériel, optimisé spécifiquement pour l’inférence, et reprennent la main sur toute la chaîne : de la puce au datacenter jusqu’au modèle.

Le cas OpenAI est emblématique. Sa puce Jalapeño, dévoilée à l’été 2026, est un ASIC d’inférence : un circuit spécialisé, pensé pour servir des grands modèles de langage en production, pas pour les entraîner. L’architecture est conçue par OpenAI, le silicium et le matériel réseau par Broadcom, l’intégration des systèmes par Celestica. Les premiers déploiements sont visés pour la fin 2026, au terme d’un cycle de conception d’environ neuf mois. Meta suit la même voie avec ses puces MTIA et « Iris », en passant, comme OpenAI, par Broadcom et TSMC.

ActeurPuce(s) maisonCe qu’il faut retenir
GoogleTPUAccélérateurs maison qui équipent ses services et son cloud
AmazonTrainium / InferentiaDeux familles distinctes, l’une orientée entraînement, l’autre inférence
MicrosoftMaiaPuce maison destinée à ses centres de données IA
MetaMTIA / « Iris »Conçues avec Broadcom, production confiée à TSMC
OpenAIJalapeño (avec Broadcom)ASIC d’inférence, intégration Celestica, premiers déploiements visés fin 2026

Nvidia reste le leader dominant de l’accélération IA en datacenter, et aucune de ces puces maison ne l’a détrôné. Mais chaque accélérateur alternatif déployé réduit la dépendance des grands acteurs et augmente la capacité mondiale d’inférence. Pour l’entreprise cliente, l’effet est indirect mais durable :

  • plus de concurrence sur l’infrastructure, donc une pression continue sur les prix de l’inférence ;
  • du matériel spécialisé, plus efficace qu’un processeur généraliste pour servir des modèles en production à grande échelle ;
  • des optimisations logicielles, des modèles plus compacts et une meilleure gestion du calcul, qui s’additionnent aux gains matériels ;
  • un cercle vertueux d’échelle : plus la demande d’inférence croît, plus ces investissements d’infrastructure se justifient, et plus les coûts unitaires baissent.

Pour en savoir plus : Qu’est-ce qu’un agent IA ? Guide complet pour maîtriser cette révolution technologique

Ce que la baisse du coût des tokens change pour le budget de vos agents IA

Build ponctuel contre run récurrent : ce que la baisse des tokens change pour le budget d'un agent

Un projet d’agent IA comporte deux volets budgétaires très différents. Le build : cadrage du cas d’usage, préparation des données, développement, intégration aux systèmes existants. C’est un investissement ponctuel. Le run : l’inférence consommée en production, la supervision humaine, la maintenance et les évolutions. C’est la dépense récurrente. La baisse du prix des tokens allège le second, pas le premier.

Or l’inférence est le principal poste de coût récurrent d’un agent en production : chaque requête consomme des tokens, et cette consommation se répète indéfiniment. Le bon indicateur n’est donc pas le prix catalogue du modèle, mais le coût total de possession du projet : build, run et supervision réunis. Raisonner en prix API seul, c’est choisir une voiture au seul prix du litre de carburant.

Concrètement, la baisse des tokens déplace la frontière de rentabilité : des cas d’usage écartés en 2023 pour cause de facture prohibitive redeviennent finançables. C’est le bon moment pour réévaluer les projets d’automatisation IA restés dans les cartons, en commençant par un audit et conseil IA qui chiffre le coût complet du projet, pas seulement le prix des tokens.

Ce qui devient rentable, ce qui reste cher malgré la baisse

Ce qui devient rentable avec la baisse et ce qui reste cher malgré elle

Tous les cas d’usage ne profitent pas de la baisse au même rythme. Les grands gagnants sont les tâches courtes, répétitives et à fort volume, celles où l’agent traite vite et répond court :

  • le support client de premier niveau, où un agent connecté à votre base de connaissances répond aux demandes courantes en continu ;
  • le tri, la qualification et le routage des emails, des leads ou des tickets entrants ;
  • l’extraction de données structurées depuis des documents : factures, contrats, formulaires ;
  • la veille et la synthèse : résumer, classer et signaler l’essentiel dans de gros volumes d’information.

Le support client illustre bien la bascule : répondre à des questions simples et répétitives ne consomme plus qu’une inférence marginale par échange. Cadrer, connecter et superviser ce type d’agent est exactement le métier d’une agence chatbot IA.

Restent chers, en revanche, les usages qui cumulent raisonnement long et contexte massif :

  • les agents qui enchaînent de nombreuses étapes et appels d’outils pour résoudre une seule tâche ;
  • les traitements exigeant un modèle frontier à chaque requête, sans routage possible vers un modèle plus léger ;
  • les processus qui rechargent de longs documents dans le contexte à chaque appel ;
  • la part humaine : supervision, contrôle qualité et reprise des cas limites, qui ne baisse pas avec le prix des tokens.

À découvrir absolument : Quels sont les 3 différents types d’Intelligence Artificielle (IA) ?

Comment piloter concrètement le coût d’un agent IA ?

Bonne nouvelle : le coût d’inférence d’un agent se pilote, et le levier principal est souvent l’optimisation du système, davantage que le choix du modèle le plus puissant. La séquence éprouvée, dans l’ordre :

  1. Router chaque tâche vers le bon modèle : un petit modèle économique pour classer et trier, un modèle généraliste pour rédiger et dialoguer, le frontier réservé aux seuls cas qui le justifient vraiment.
  2. Mettre en cache ce qui se répète : instructions permanentes, éléments de contexte stables et réponses aux questions fréquentes ne doivent pas être refacturés à chaque requête.
  3. Maîtriser la longueur de contexte : ne transmettre au modèle que les données utiles à la tâche en cours, plutôt que l’historique complet à chaque appel.
  4. Contraindre la sortie : imposer des formats structurés et des réponses courtes, puisque les tokens générés coûtent plus cher que les tokens lus.
  5. Mesurer en continu : suivre le coût par tâche résolue avec des alertes de dépassement, pour transformer le budget en variable pilotée plutôt qu’en mauvaise surprise de fin de mois.

Ces règles de routage et de cache ne vivent pas dans le modèle : elles vivent dans l’orchestration, la couche qui relie l’agent à vos outils et décide quelle ressource traite quoi. C’est précisément le cœur de métier d’une agence n8n : construire des processus où chaque étape appelle le modèle le moins cher capable de faire le travail.

Coût, souveraineté et conformité : les arbitrages d’une entreprise française

Pour une entreprise française, l’équation du coût d’inférence croise une seconde exigence : la conformité. Le RGPD impose de savoir où vos données sont traitées et par qui. Un agent qui manipule des données clients ne peut donc pas être arbitré au seul prix du million de tokens : la sécurité et la confidentialité entrent dans l’équation.

Trois grandes options structurent l’arbitrage. Le cloud des grands fournisseurs offre les prix d’inférence les plus bas et l’accès immédiat aux modèles les plus récents, au prix d’une vigilance contractuelle sur la localisation des traitements. Les offres d’inférence hébergées en Europe rapprochent le traitement des exigences de souveraineté, avec un catalogue de modèles parfois plus restreint. L’inférence en local, sur vos propres serveurs, maximise le contrôle et la confidentialité, mais transforme un coût à l’usage en investissement matériel fixe, qui ne se justifie qu’à volume soutenu ou sur des données réellement sensibles.

La bonne approche n’est pas de tout basculer d’un côté : c’est de classer vos cas d’usage par niveau de sensibilité des données, puis d’affecter à chacun l’option la moins chère compatible avec ses exigences. Cette logique de déploiement responsable est au cœur de notre charte IA éthique, qui encadre chacun de nos déploiements.

Geoffrey Lamri
« Ce qui bloque un projet d’agent en entreprise, ce n’est presque jamais le coût d’inférence : c’est le cadrage des cas d’usage et l’état de la donnée. Attendre que les prix baissent encore est une fausse excuse, ils ont déjà baissé plus vite que la capacité des organisations à s’en saisir. »
Geoffrey Lamri, fondateur IA Agency

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Pourquoi confier le pilotage du coût de vos agents IA à IA Agency ?

Parce que le sujet est autant budgétaire que technique. IA Agency accompagne des PME et ETI françaises sur toute la chaîne : cadrage des cas d’usage, chiffrage du coût complet (build, run, supervision) avant tout développement, choix et routage des modèles, déploiement, puis suivi du coût par tâche résolue une fois l’agent en production.

Notre conviction est constante : un agent IA n’est pas un abonnement logiciel, c’est un système qui se conçoit, se mesure et s’optimise dans la durée. Les repères de cet article sont ceux que nous utilisons en mission, et nous les réévaluons à mesure que le marché bouge : c’est justement parce que les prix évoluent vite qu’un pilotage sérieux fait la différence.

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Ce qu’il faut retenir avant de chiffrer votre prochain agent IA

Le coût de l’inférence IA baisse, massivement et durablement : division par plus de 280 en deux ans sur un système de niveau GPT-3.5, verticalisation de l’infrastructure, puces maison chez tous les grands acteurs, OpenAI et sa puce conçue avec Broadcom en dernier exemple. Pour les entreprises françaises, cette baisse est une opportunité réelle : des cas d’usage hier trop chers deviennent finançables.

Mais la baisse du token ne fait pas la rentabilité. Celle-ci se joue dans le cadrage, la qualité des données, l’optimisation du système et la mesure du coût par tâche résolue. Autrement dit : dans le pilotage.

Vous voulez savoir ce qu’un agent IA coûterait réellement dans votre contexte, et ce qu’il rapporterait ? Demandez votre audit IA gratuit : nous chiffrons avec vous les cas d’usage, le coût complet et le retour attendu, avant toute décision d’investissement.

FAQ

L’inférence est la phase où un modèle d’intelligence artificielle déjà entraîné traite une nouvelle demande et produit une réponse : texte, classification ou décision. Chaque requête envoyée à un assistant ou à un agent IA déclenche une inférence, facturée en tokens consommés. C’est donc un coût d’exploitation récurrent, qui court tant que le système est utilisé, contrairement à l’entraînement, réalisé en amont.

L’entraînement construit le modèle : il ajuste ses paramètres sur d’immenses volumes de données, en un investissement ponctuel supporté par le fournisseur. L’inférence exploite le modèle entraîné : elle traite chaque requête réelle et se paie à l’usage. Pour une entreprise qui déploie un agent IA, l’essentiel du budget récurrent vient de l’inférence, pas de l’entraînement.

À la mi-2026, les repères publics s’étagent ainsi : environ 0,04 à 0,20 dollar par million de tokens sur les endpoints optimisés, autour de 3 dollars en entrée et 15 dollars en sortie pour un modèle généraliste courant, et plusieurs dollars par million de tokens pour les modèles frontier. Ces prix varient selon le fournisseur et le mode de déploiement retenu.

Les tokens de sortie coûtent plus cher parce que le modèle les génère un à un, alors qu’il lit les tokens d’entrée en bloc : la génération mobilise davantage de calcul par token. Sur un modèle généraliste courant, l’écart atteint environ 3 dollars par million de tokens en entrée contre 15 dollars en sortie. Contraindre la longueur des réponses est donc un levier direct d’économie.

Le run mensuel d’un agent IA se situe, pour une PME en 2026, entre quelques dizaines et quelques centaines d’euros : les repères publiés vont de 20 à 300 euros par mois pour des tâches simples, et de 200 à 900 euros par mois pour des agents plus complexes. À très grande échelle, la facture d’inférence peut atteindre plusieurs millions de dollars par mois.

Le coût des tokens baisse parce que la concurrence entre fournisseurs s’intensifie, que les modèles gagnent en efficacité et que l’infrastructure se spécialise : les grands acteurs conçoivent leurs propres puces d’inférence pour moins dépendre de Nvidia. Le Stanford AI Index mesure une division par plus de 280 du coût d’inférence d’un système de niveau GPT-3.5 entre novembre 2022 et octobre 2024.

Jalapeño est la première puce d’inférence maison d’OpenAI, dévoilée à l’été 2026 : un ASIC orienté inférence de grands modèles de langage, dont l’architecture est conçue par OpenAI, le silicium et le matériel réseau par Broadcom, et l’intégration système par Celestica. Les premiers déploiements sont visés pour la fin 2026, après un cycle de conception d’environ neuf mois.

Nvidia reste le leader dominant de l’accélération IA en datacenter, mais les alternatives se multiplient : Google (TPU), Amazon (Trainium, Inferentia), Microsoft (Maia), Meta (MTIA) et désormais OpenAI (Jalapeño) déploient des puces maison pour réduire cette dépendance. Pour une entreprise cliente, l’effet concret est indirect : davantage de concurrence sur l’infrastructure tire les prix de l’inférence vers le bas.

Réduire le coût d’inférence d’un agent IA passe par quatre leviers principaux : router chaque tâche vers le modèle le moins cher capable de la traiter, mettre en cache les éléments répétés, limiter la longueur de contexte au strict nécessaire, et contraindre la taille des sorties, facturées plus cher que les entrées. Ce travail d’optimisation pèse souvent plus que le choix du modèle lui-même.

Oui, l’inférence est le principal poste de coût récurrent d’un agent IA en production : chaque requête consomme des tokens, et cette dépense se répète à chaque utilisation, contrairement au développement initial, payé une fois. Le coût complet du projet ajoute toutefois la supervision, la maintenance et les intégrations, qu’un chiffrage sérieux doit inclure dès le cadrage.

Le cloud est généralement plus économique pour démarrer : aucun investissement matériel, facturation à l’usage et accès immédiat aux modèles récents. L’inférence en local exige d’acheter et d’exploiter ses propres serveurs, un coût fixe qui ne se justifie qu’avec un volume de requêtes soutenu ou des exigences fortes de confidentialité des données. La bonne réponse dépend donc du volume et de la sensibilité.

Oui, les leviers d’optimisation de l’inférence (routage de modèles, cache, contexte maîtrisé, sorties courtes) fonctionnent quel que soit le lieu d’hébergement. Les fournisseurs cloud européens et les offres d’hébergement en Europe des grands acteurs permettent de concilier maîtrise des coûts et conformité RGPD ; l’arbitrage se fait au cadrage, en classant les données traitées par niveau de sensibilité.

Non, la baisse du prix des tokens ne suffit pas : elle allège le coût d’exploitation, mais la rentabilité d’un agent IA se joue sur le cadrage du cas d’usage, la qualité des données et la supervision. Un agent mal cadré reste non rentable avec des tokens bon marché ; un agent bien conçu était souvent déjà rentable avant la baisse. Le bon indicateur reste le coût par tâche résolue.

Article mis à jour le 24 août 2026.

Ressources et liens utiles

[1] “Artificial Intelligence Index Report 2025”, Stanford HAI, 2025
[2] “Qu’est-ce que l’inférence IA ?”, IBM, consulté en juillet 2026
[3] “OpenAI and Broadcom announce strategic collaboration”, OpenAI, consulté en juillet 2026
[4] “Introduction to Cloud TPU”, Google Cloud, consulté en juillet 2026
[5] “API Pricing”, OpenAI, consulté en juillet 2026
[6] “Intelligence artificielle générative : quelles opportunités pour les TPE-PME ?”, France Num, consulté en juillet 2026
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auteur
L'auteur Geoffrey Lamri Fondateur d'IA Agency depuis 2022. Plus de 10 ans d'expertise en IA et SEO, plus de 130 clients accompagnés, régulièrement cité dans la presse spécialisée sur les sujets d'innovation et de marketing digital. Voir la bio complète ↓

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Geoffrey Lamri
Geoffrey Lamri
Fondateur de IA Agency
ia.agency

Bienvenue sur le blog IA Agency et bonne lecture ! Entrepreneur et expert en IA avec plus de 10 ans d'expérience dans la création de solutions d'intelligence artificielle pour les entreprises. Diplômé d'un Master 2 à Panthéon-Assas (Paris 2) et Auteur d'un mémoire sur l'importance de la Communication et de l'Intelligence Artificielle dans un cadre de fusion acquisition entre multinationales. Conférencier en France principalement autour de l'Innovation et du Marketing Digital. J'ai fondé IA Agency en 2022, une agence pionnière spécialisée dans le développement d'applications IA comme les chatbots et l'optimisation de sites web par l'IA. L'agence a réalisé des projets IA pour plus de 130 clients et est régulièrement citée dans la presse. Profil LinkedIn

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