Faut-il vous référencer sur les comparateurs que le carrousel Google du DMA met en avant ?

Faut-il vous référencer sur les comparateurs que le carrousel Google du DMA met en avant ?

En bref

  • Google a déployé le 8 septembre 2026 de nouveaux blocs de résultats dans l’Espace économique européen, au titre de sa mise en conformité avec le Digital Markets Act.
  • Trois dispositifs coexistent et portent trois noms officiels différents : l’unité d’agrégation, l’unité de fournisseur et le carrousel de l’écosystème. Celui qui met en avant les comparateurs n’est pas celui qui s’appelle « carrousel ».
  • Le vrai carrousel de l’écosystème ne concerne ni les hôtels ni les produits : il couvre la météo, le sport, la finance et la traduction. Une entreprise qui cherche « le carrousel des comparateurs » cherche en réalité l’unité d’agrégation.
  • La majorité des entreprises n’ont aucune candidature à déposer : seuls les services de recherche verticale approuvés manifestent leur intérêt auprès de Google, et aucun formulaire dédié n’existe pour les fournisseurs directs.
  • IA Agency traite ce sujet pour ce qu’il est : un changement de mise en page européenne, qui se mesure sur le taux de clic à position constante, pas sur le classement.

Introduction

Un dirigeant d’hôtel indépendant lit un lundi matin que Google met désormais les comparateurs en avant dans ses résultats européens. Il pense immédiatement aux nuitées qu’il vend en direct, ouvre sa Search Console, et cherche la trace du phénomène.

Il ne trouve rien. Aucun rapport, aucun filtre, aucune ligne qui ressemble de près ou de loin à un nouveau bloc de résultats. Le même scénario se rejoue chez un e-commerçant, chez un transporteur, chez une agence qui doit répondre à son client dans la journée. Personne ne sait s’il faut agir, ni à quel titre.

Le Digital Markets Act est le règlement européen qui encadre les grandes plateformes numériques, et qui a conduit Google à modifier ses pages de résultats dans l’Espace économique européen. Voici ce que Google a réellement déployé le 8 septembre 2026, comment savoir en quelques minutes si votre entreprise est concernée, et pourquoi la vraie question n’est probablement pas celle que vous vous posez.

Sommaire

Quels blocs Google a-t-il réellement déployés dans ses résultats européens ?

Trois dispositifs distincts déployés par Google dans les résultats européens, et leurs noms officiels

Google a déployé trois dispositifs distincts dans ses résultats européens, et leurs noms officiels prêtent à confusion. Le mot « carrousel » circule pour les désigner tous les trois, alors qu’il n’en désigne qu’un seul, et pas celui qui intéresse les comparateurs.

Nom officielCe que le bloc afficheRequêtes concernéesQui peut y figurer
Unité d’agrégation (aggregator unit)Les résultats des comparateurs, agences de voyage en ligne, métamoteurs et annuairesHôtels, vols, trains et bus longue distance, produitsLes services de recherche verticale approuvés par Google
Unité de fournisseur (supplier unit)Les fournisseurs directs : un hôtel, une compagnie aérienne, un commerce, un plombierLes mêmes, et uniquement quand l’unité d’agrégation s’afficheLes fournisseurs directs qui servent les utilisateurs de l’EEE
Carrousel de l’écosystème (ecosystem carousel)Des tuiles qui renvoient vers des sites spécialisésMétéo, sport, finance, traductionLes sources de référence ou fournisseurs spécialisés du domaine

Retenez la ligne du bas : le carrousel de l’écosystème, le seul des trois que Google appelle effectivement un carrousel, ne concerne ni les hôtels ni les produits. Une entreprise qui cherche « le carrousel des comparateurs » cherche donc l’unité d’agrégation, et la nuance n’est pas cosmétique : les conditions d’accès, les verticales couvertes et le destinataire du clic diffèrent d’un bloc à l’autre. En tant qu’agence IA, nous voyons cette confusion produire des arbitrages entiers construits sur le mauvais dispositif.

Une dernière asymétrie mérite d’être posée tout de suite, parce qu’elle commande tout le reste : l’unité de fournisseur ne s’affiche que lorsque l’unité d’agrégation s’affiche. Les fournisseurs directs n’ont donc pas de porte d’entrée autonome dans cette mise en page.

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En pratique
Trier son activité en dix minutes, avant tout chantier

Le tri se fait en dix minutes. Listez vos trois requêtes commerciales les plus rentables, vérifiez si elles portent sur un hôtel, un vol, un trajet longue distance ou un produit, puis demandez-vous si vous vendez la prestation vous-même ou si vous comparez celle des autres. Si vos requêtes sortent des quatre verticales, le sujet ne vous concerne pas aujourd’hui et le temps est mieux investi ailleurs. Si elles y entrent, la question suivante est celle du destinataire du clic, pas celle du formulaire.

4verticales déployées : hôtels, vols, trains et bus longue distance, produits
Savoir si ces blocs européens vous concernentUn tri verticale par verticale, requête par requête, avant d’ouvrir le moindre chantier.
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Votre entreprise est-elle un agrégateur, un fournisseur direct, ou ni l’un ni l’autre ?

Quatre questions pour trier votre activité entre agrégateur, fournisseur direct et tiers non concerné

Le tri entre agrégateur, fournisseur direct et tiers non concerné commande toute la suite, et il se fait en quatre questions posées dans cet ordre. L’ordre compte : la première réponse négative arrête la procédure.

  1. Vendez-vous, réservez-vous ou fournissez-vous directement la prestation ? Un hôtel qui loue ses chambres, un e-commerçant qui expédie ses produits, un transporteur qui vend ses billets, un artisan qui intervient chez le client sont des fournisseurs directs.
  2. Agrégez-vous l’offre d’autres entreprises pour la comparer ? Un comparateur, une place de marché, un métamoteur ou un annuaire marchand relève de l’unité d’agrégation, pas de l’unité de fournisseur.
  3. Votre activité tombe-t-elle dans l’une des verticales couvertes ? Au 18 septembre 2026, les blocs déployés concernent les hôtels, les vols, les trains et bus longue distance, et les produits. En dehors de ces requêtes, la question ne se pose pas.
  4. Servez-vous des utilisateurs situés dans l’Espace économique européen ? C’est l’une des deux conditions officielles de l’unité de fournisseur, et le périmètre géographique de l’ensemble du dispositif.

Pour beaucoup de lecteurs, la procédure s’arrête à la troisième question, et la réponse honnête est « ni l’un ni l’autre ». C’est une bonne nouvelle : il n’y a alors aucune candidature à déposer, aucun formulaire à remplir, et aucun retard à rattraper.

Et si vous n’êtes ni agrégateur ni fournisseur direct ?

Une entreprise qui n’est ni un agrégateur ni un fournisseur direct sur une verticale couverte n’a rien à demander à Google. C’est le cas d’un média, d’un blog, d’une agence, d’un prestataire de services aux entreprises, et de tout commerce dont l’activité sort des quatre verticales déployées au 18 septembre 2026.

Il reste pourtant un objet actionnable, et c’est le seul des quatre : les carrousels de données structurées, aussi appelés carrousels hôtes. Ils listent horizontalement plusieurs entités d’un même site et reposent sur un balisage ItemList. Aucune candidature n’est nécessaire, ils sont ouverts à tout site correctement balisé, et ils sont disponibles dans l’EEE pour les hôtels, les établissements locaux, les activités, les produits, les transports terrestres, les vols et les locations de vacances. C’est le terrain d’un travail d’audit et conseil IA classique : vérifier ce qui est réellement à votre portée avant d’ouvrir un chantier qui ne l’est pas.

À lire également : Données structurées et moteurs IA : pourquoi un contenu bien balisé peut rester invisible ?

Que doit faire un fournisseur direct, concrètement ?

Les quatre chantiers de fond d’un fournisseur direct, indépendants de toute candidature

Un fournisseur direct n’a aucun formulaire à remplir pour figurer dans l’unité de fournisseur : Google n’en publie aucun. Les deux conditions officielles sont d’un autre ordre, et elles ne se demandent pas, elles se constatent : servir les utilisateurs de l’Espace économique européen, et être un fournisseur direct pertinent pour la requête.

S’y ajoute une dépendance que rien ne permet de contourner : l’unité de fournisseur ne s’affiche que lorsque l’unité d’agrégation s’affiche. Autrement dit, votre présence dans ce bloc dépend d’un bloc voisin sur lequel vous n’avez aucune prise.

Ce qui reste entre vos mains relève du travail de fond, et chacun de ces points vaut indépendamment des autres :

  • Des pages explorables, accessibles aux robots de Google sans blocage ni rendu conditionnel.
  • Des informations d’offre et de prix lisibles, exposées dans le contenu de la page et non enfermées dans un module qui se charge après coup.
  • Des données structurées valides, qui décrivent l’entité, l’offre et la disponibilité sans erreur de balisage.
  • Des signaux locaux cohérents, du nom à l’adresse en passant par les horaires, identiques partout où ils apparaissent.

Aucun de ces quatre chantiers n’est nouveau, et c’est précisément l’argument : ils servaient déjà votre visibilité avant le 8 septembre 2026, ils la serviront après, et ils ne dépendent d’aucune décision de Google. Les traiter dès la conception plutôt qu’après coup est d’ailleurs la raison d’être d’un projet de site internet IA correctement cadré.

Geoffrey Lamri
« Pour 90 % des entreprises, demander comment entrer dans le bloc est déjà la mauvaise question. La vraie, c’est de savoir si vous acceptez d’être vu à travers quelqu’un d’autre, et à quel prix. »
Geoffrey Lamri, Fondateur d’IA Agency
Un SEO pensé pour des pages réellement exploitablesExploration, balisage et données d’offre : le socle que réclament tous ces dispositifs.
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Que doit faire un comparateur ou une marketplace ?

Un flux ou une API en temps réel, critère le plus exigeant de l’unité d’agrégation

Un comparateur ou une place de marché qui veut figurer dans l’unité d’agrégation doit être approuvé par Google comme service de recherche verticale. C’est une démarche active, avec un point d’entrée par verticale, et le tableau ci-dessous en donne la carte.

VerticaleExemple de requête concernéeActeurs que l’unité d’agrégation accueilleCe que Google attend en plus du contenu
HôtelsUne recherche d’hébergement sur une destinationComparateurs d’hébergement, agences de voyage en ligne, métamoteursUn flux ou une API en temps réel
VolsUne recherche de trajet aérien entre deux villesComparateurs de vols, agences de voyage en ligne, métamoteursUn flux ou une API en temps réel
Trains et bus longue distanceUne recherche de trajet ferroviaire ou routier interurbainComparateurs et revendeurs de titres de transportUn flux ou une API en temps réel
ProduitsUne recherche d’article à l’achatComparateurs de prix, places de marché, annuaires marchandsUn flux ou une API en temps réel

Les quatre critères d’éligibilité publiés par Google

Google publie quatre critères d’éligibilité à l’unité d’agrégation, et l’ordre dans lequel il les présente est aussi celui dans lequel ils se traitent :

  1. Manifester son intérêt via le formulaire correspondant à la verticale visée.
  2. Proposer un contenu pertinent pour la requête, ce qui suppose une couverture réelle de l’offre du marché concerné.
  3. Fournir les données par flux ou par API en temps réel, selon ce qu’exige la verticale.
  4. Respecter le règlement relatif au contenu de la recherche Google, au même titre que n’importe quel site indexé.

Le troisième critère est celui qui coûte, et ce n’est pas un chantier éditorial : tenir un flux de disponibilités et de prix à jour en continu relève de l’intégration technique, et c’est typiquement ce que traite un projet d’automatisation IA entre un système de réservation et un partenaire externe.

Pour en savoir plus : GEO : pourquoi être cité par les moteurs IA rapporte plus que le SEO classique ?

Faut-il plutôt chercher à être référencé par les comparateurs eux-mêmes ?

Le clic part vers l’agrégateur : un arbitrage de canal, pas un chantier technique

Dans l’unité d’agrégation, le clic de l’internaute part directement vers le site de l’agrégateur, pas vers celui du fournisseur. Ce fait, à lui seul, retourne la question que se posent la plupart des dirigeants. Pour un hôtel indépendant ou un marchand, exister dans cet espace signifie y exister à travers un comparateur, avec tout ce que cela implique.

Ce n’est donc pas un chantier technique, c’est un arbitrage de canal, et il a un coût des deux côtés. Passer par un intermédiaire, c’est accepter une commission sur chaque transaction, perdre la relation client directe au profit de celui qui encaisse, et accroître une dépendance à un acteur dont vous ne maîtrisez ni les règles ni les priorités d’affichage. Ne pas y passer, c’est renoncer à une surface que vos concurrents occuperont.

Les paramètres qui tranchent l’arbitrage

Arbitrer entre l’entrée dans l’unité d’agrégation et la présence chez un comparateur met en jeu des paramètres indépendants les uns des autres, et chacun peut suffire à trancher :

  • La part de votre chiffre d’affaires déjà intermédiée : si elle est majoritaire, l’arbitrage est déjà fait, il reste à le piloter.
  • Le taux de commission réellement supporté, comparé à votre coût d’acquisition en direct.
  • La valeur de la relation client directe dans votre modèle : un achat unique et un client récurrent ne se défendent pas de la même façon.
  • Votre capacité à alimenter un comparateur en disponibilités et en prix fiables, sans quoi la présence se retourne contre vous.
  • Les canaux payants dont vous disposez déjà, sachant que l’achat média reste le seul levier qui ne dépend d’aucune approbation, et c’est le terrain d’une Agence IA Google Ads.

Personne d’extérieur ne peut trancher cet arbitrage à votre place. Ce qui est certain, c’est qu’il se prend en connaissance de cause, et non parce qu’une mise en page a changé le 8 septembre 2026.

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Le conseil expert
Mesurez ce que vous devez déjà à vos intermédiaires

Avant de négocier votre entrée chez un comparateur, mesurez ce que vous lui devez déjà. Reprenez douze mois de réservations ou de commandes, séparez ce qui est venu en direct de ce qui est venu d’un intermédiaire, et rapportez la commission payée au coût de vos canaux propres. La plupart des entreprises découvrent à ce moment-là qu’elles arbitrent depuis des années sans l’avoir décidé. C’est ce chiffre, pas une nouvelle mise en page de Google, qui doit commander la suite.

Tenir un flux de prix et de disponibilités à jourL’intégration entre votre système de réservation et un partenaire externe, automatisée.
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Comment vérifier si vous apparaissez dans ces blocs ?

Un relevé manuel daté, seule façon de constater l’affichage de ces blocs

Vérifier sa présence dans l’unité d’agrégation ou l’unité de fournisseur se fait à la main, sur la page de résultats, et nulle part ailleurs. La procédure tient en cinq gestes, dans cet ordre :

  1. Ouvrir une fenêtre de navigation privée, pour écarter l’effet de votre historique et de votre compte Google.
  2. Tester depuis plusieurs pays de l’Espace économique européen, puisque c’est le périmètre géographique du dispositif.
  3. Répéter chaque test sur ordinateur et sur mobile, la mise en page des blocs n’étant pas identique sur les deux.
  4. Saisir des requêtes commerciales représentatives de votre secteur, celles qui portent votre chiffre d’affaires, pas des requêtes de marque.
  5. Relever le bloc affiché et la destination du clic, puis conserver une capture datée de chaque relevé.

Ce protocole a deux angles morts, et les ignorer conduit à des conclusions fausses. Premier point dur : la Search Console ne propose aucun rapport d’apparence dédié à ces unités. Il n’existe ni filtre « unité d’agrégation », ni filtre « unité de fournisseur », ni filtre « carrousel de l’écosystème ». La dimension Pays permet d’isoler l’Espace économique européen, elle ne dit jamais dans quel bloc une impression a été générée.

Second point dur : l’absence du bloc lors d’un test ne prouve pas votre inéligibilité. Puisque l’unité de fournisseur ne s’affiche que lorsque l’unité d’agrégation s’affiche, un relevé négatif peut signifier que le bloc voisin ne s’est pas déclenché ce jour-là, sur cette requête, dans ce pays. Un seul test ne dit donc rien ; une série datée dit quelque chose.

À découvrir absolument : La volatilité de votre classement Google est-elle une vraie baisse ou un effet des AI Overviews ?

Quel impact sur votre trafic, et comment le distinguer du bruit ?

Le taux de clic à position constante, la seule mesure qui révèle un changement de mise en page

Aucune mesure indépendante n’attribue à ce jour une perte ou un gain de clics au seul déploiement du 8 septembre 2026. Les chiffres qui circulent viennent des communications de Google, et ils portent sur des changements liés au Digital Markets Act antérieurs à ce déploiement : Google a évoqué une baisse de plus de 10 % du trafic envoyé aux hôtels européens, et d’environ 30 % du trafic de réservation directe gratuite. Ces ordres de grandeur sont ceux de Google, présentés par Google, et ils ne constituent pas un constat établi par un tiers.

La conséquence pratique est simple : vous devez produire votre propre mesure.

Quels indicateurs regarder, et que prouve chacun d’eux ?

Quatre indicateurs permettent de suivre l’effet des blocs européens déployés le 8 septembre 2026 sur votre trafic. Chacun répond à une question précise, et aucun ne répond à celle du voisin.

IndicateurOù le lireCe qu’il prouveCe qu’il ne prouve pas
Impressions segmentées par pays de l’EEESearch Console, dimension PaysQue l’effet est bien européen et non mondialDans quel bloc l’impression a été générée
Taux de clic à position constanteSearch Console, par requête et par dateQu’un changement de mise en page vous a coûté des clicsLequel des trois dispositifs en est la cause
Captures de pages de résultats datéesRelevé manuel, par requête et par paysQu’un bloc s’affiche, et vers qui part le clicLa fréquence d’affichage sur l’ensemble des recherches
Réservations ou commandes en directVos outils d’analyse, avec le 8 septembre 2026 annotéL’effet réel sur votre activité, pas sur votre traficL’origine du mouvement, saisonnalité comprise

La méthode tient donc en quatre gestes : segmenter par pays de l’Espace économique européen, suivre le taux de clic à position constante plutôt que le classement, conserver des captures datées, et annoter le 8 septembre 2026 dans vos outils d’analyse. C’est un travail de SEO IA ordinaire, et il vaut mieux l’avoir engagé avant d’avoir besoin de ses résultats.

Geoffrey Lamri
« Un changement de mise en page européenne ne se mesure pas sur le classement. Il se mesure sur le taux de clic à position constante. Si vous regardez vos positions, vous ne verrez rien bouger et vous conclurez qu’il ne s’est rien passé. »
Geoffrey Lamri, Fondateur d’IA Agency

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Point de vigilance
La Search Console ne distingue pas les blocs

Conclure à une perte de visibilité à partir de la seule Search Console est le piège le plus courant sur ce sujet. L’outil ne distingue pas les blocs, il ne dit pas si une impression vient d’un résultat classique, d’une unité d’agrégation ou d’un carrousel de l’écosystème, et il ne propose aucun rapport d’apparence pour ces unités. Deuxième piège, aussi répandu : croire qu’un balisage schema.org bien fait ouvre l’unité d’agrégation. Il ne l’ouvre pas. Sans approbation comme service de recherche verticale, aucun balisage n’y donne accès.

Mesurez votre visibilité dans les moteurs de réponseCitations, sources retenues, part de voix : ce que les moteurs IA disent de vous.
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Ce que ce basculement annonce pour votre visibilité européenne

On ne gagne plus une place dans la page, on est admis à en occuper une

Le déploiement du 8 septembre 2026 n’est pas un point d’arrivée. Les blocs déployés couvrent déjà quatre verticales, et la page « Différences régionales » publiée par Google recense quinze types de requêtes et trois régions : l’Espace économique européen, l’Afrique du Sud et la Turquie. La surface concernée est donc plus large que les seuls comparateurs d’hôtels et de produits, et elle bouge.

La logique de fond mérite d’être nommée, parce qu’elle dépasse ce dispositif. Jusqu’ici, un résultat enrichi s’obtenait en publiant une page correctement balisée : le mécanisme était ouvert à tous, et il suffisait de bien faire son travail. Ce qui s’installe ici est différent : une inscription préalable, une approbation, puis une intégration de données par flux ou par API. On ne gagne plus une place, on est admis à en occuper une.

C’est exactement la mécanique des moteurs de réponse générative, qui sélectionnent leurs sources sans publier ni barème ni recours. Dans les deux cas, la visibilité se joue en amont de la page, sur la reconnaissance de votre entité et sur la qualité des données que vous rendez disponibles. Travailler cette couche relève du référencement dans les moteurs IA, et c’est le même effort qui sert des deux côtés.

Pourquoi confier ce sujet à IA Agency ?

L’équipe SEO et GEO d’IA Agency trie ce qui relève réellement de ces blocs européens

IA Agency lit la documentation de Google avant d’ouvrir un chantier, et dit franchement quand il n’y a rien à ouvrir. Sur ce dispositif, cela revient à une réponse que peu de prestataires donnent volontiers : pour la majorité des entreprises, il n’y a aucune candidature à déposer et aucune urgence à créer.

Notre intervention porte sur trois points. D’abord le tri : déterminer si votre activité relève de l’unité d’agrégation, de l’unité de fournisseur, ou d’aucune des deux, verticale par verticale et requête par requête. Ensuite la mesure : établir un relevé daté de vos pages de résultats européennes et suivre le taux de clic à position constante, plutôt que de commenter des positions qui ne bougent pas. Enfin l’arbitrage de canal, quand il se pose vraiment : ce que vous gagnez à être présent chez un intermédiaire, et ce que vous lui cédez.

Nous ne présentons jamais un changement de mise en page comme un levier de classement, et nous ne vendons pas un chantier technique là où la vraie décision est commerciale.

Parlons de vos résultats européens avant votre prochain arbitrageUn état des lieux factuel de ce que vos requêtes commerciales affichent aujourd’hui.
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Comparateurs et carrousel Google du DMA : ce qu’il faut retenir

Le bloc qui met en avant les comparateurs dans les résultats européens s’appelle l’unité d’agrégation, pas le carrousel. Le carrousel de l’écosystème, lui, couvre la météo, le sport, la finance et la traduction, et ne concerne ni les hôtels ni les produits. Confondre les deux conduit à préparer le mauvais dossier.

Pour la plupart des entreprises, le bon plan d’action tient en trois décisions. Vérifier si vos requêtes commerciales tombent dans l’une des quatre verticales déployées le 8 septembre 2026. Si elles n’y tombent pas, ne rien faire de plus et consacrer l’effort aux carrousels de données structurées, qui ne demandent aucune autorisation. Si elles y tombent, trancher l’arbitrage réel, qui n’est pas « comment entrer dans le bloc » mais « faut-il être présent chez ceux qui y sont déjà, et à quel prix ».

Vous voulez savoir où votre entreprise se situe sur ce tri, et ce que vos résultats européens affichent réellement aujourd’hui ? Discutons de votre visibilité dans les résultats européens.

FAQ

Google a déployé ces blocs le 8 septembre 2026 dans ses résultats européens, au titre de sa conformité au Digital Markets Act. Trois dispositifs sont concernés : l’unité d’agrégation, l’unité de fournisseur et le carrousel de l’écosystème. La documentation officielle de l’unité d’agrégation a été mise à jour le 12 septembre 2026.

L’unité d’agrégation s’affiche dans l’Espace économique européen, le périmètre d’application du Digital Markets Act. La page « Différences régionales » de Google recense trois régions aux expériences de recherche distinctes : l’Espace économique européen, l’Afrique du Sud et la Turquie. Le dispositif décrit ici est celui de la première.

Non. Ni le Royaume-Uni ni la Suisse ne font partie de l’Espace économique européen, et le Digital Markets Act ne s’y applique pas. Une entreprise qui teste ses requêtes depuis Londres ou Genève n’observera donc pas la même page de résultats qu’un internaute situé en France, en Allemagne ou en Norvège.

L’unité d’agrégation affiche les comparateurs, agences de voyage en ligne, métamoteurs et annuaires, sur les requêtes d’hôtels, de vols, de trains et bus longue distance et de produits. Le carrousel de l’écosystème affiche des tuiles vers des sites spécialisés, uniquement sur les requêtes de météo, de sport, de finance et de traduction. Les deux ne se croisent jamais.

Non. Au 18 septembre 2026, les verticales couvertes par l’unité d’agrégation et l’unité de fournisseur sont les hôtels, les vols, les trains et bus longue distance, et les produits. Un restaurant peut en revanche viser les carrousels de données structurées, disponibles dans l’Espace économique européen pour les établissements locaux, sans aucune candidature.

Non. La Search Console ne propose aucun rapport d’apparence dédié à l’unité d’agrégation, à l’unité de fournisseur ou au carrousel de l’écosystème, et aucun filtre ne porte ces noms. La dimension Pays permet d’isoler l’Espace économique européen, mais elle n’indique jamais dans quel bloc une impression a été générée.

Google ne publie aucun délai de traitement pour les manifestations d’intérêt adressées au titre de l’unité d’agrégation. Aucun calendrier officiel n’existe, et tout nombre de jours avancé sur ce point est invérifiable. Un comparateur qui planifie son entrée dans ce bloc doit donc raisonner sans échéance garantie.

Non, sauf si elle exploite un comparateur, une place de marché, un métamoteur ou un annuaire. Le formulaire de manifestation d’intérêt concerne les services de recherche verticale candidats à l’unité d’agrégation. Une PME qui vend directement ses produits ou ses prestations est un fournisseur direct, et aucun formulaire dédié n’existe pour l’unité de fournisseur.

Non, un blog ou un média éditorial n’a pas vocation à figurer dans l’unité d’agrégation. Ce bloc accueille les services de recherche verticale approuvés par Google, c’est-à-dire des acteurs qui agrègent et comparent l’offre d’autres entreprises. Un média qui publie des comparatifs rédactionnels sans agréger de données en temps réel ne remplit pas ce critère.

Non, et c’est la confusion la plus répandue sur ce sujet. Le balisage schema.org, aussi complet soit-il, n’ouvre pas l’unité d’agrégation : il faut être approuvé par Google comme service de recherche verticale, manifester son intérêt, puis fournir ses données par flux ou par API en temps réel. Le balisage sert d’autres dispositifs, pas celui-là.

Les carrousels de données structurées, aussi appelés carrousels hôtes, listent horizontalement plusieurs entités d’un même site et reposent sur un balisage ItemList. Ils sont ouverts à tout site correctement balisé, sans candidature ni approbation, et disponibles dans l’Espace économique européen pour les hôtels, établissements locaux, activités, produits, transports terrestres, vols et locations de vacances.

Oui. Le troisième des quatre critères publiés par Google impose de fournir les données par flux ou par API en temps réel, selon ce qu’exige la verticale visée. C’est le critère le plus exigeant techniquement, et il suppose de tenir des disponibilités et des prix à jour en continu, pas de publier une page bien rédigée.

Oui, et c’est l’effet attendu d’un changement de mise en page. Un nouveau bloc inséré au-dessus des résultats classiques repousse votre lien vers le bas de l’écran sans modifier votre classement. C’est pourquoi la mesure pertinente est le taux de clic à position constante, segmenté par pays de l’Espace économique européen, et non le suivi de positions.

La Commission européenne a infligé à Google une amende de 890 millions d’euros au total le 23 juillet 2026, pour manquements au Digital Markets Act. Elle se répartit en 460 millions d’euros au titre de l’auto-préférence dans Google Search et 430 millions d’euros au titre des restrictions sur Google Play. Le communiqué correspondant porte la référence IP/26/1670.

Le Digital Markets Act modifie la mise en page des résultats européens sur les verticales couvertes, dont les hôtels et les produits, ce qui déplace l’espace disponible pour les acteurs locaux sur ces requêtes. Les fondamentaux du référencement local ne changent pas pour autant : signaux locaux cohérents, pages explorables et données structurées valides restent les leviers, et aucune candidature ne les remplace.

Article mis à jour le 20 septembre 2026.

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Être cité, pas seulement classé

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Geoffrey Lamri
L’auteur Geoffrey Lamri Fondateur d'IA Agency depuis 2022. Plus de 10 ans d'expertise en IA et SEO, plus de 130 clients accompagnés, régulièrement cité dans la presse spécialisée sur les sujets d'innovation et de marketing digital. Voir le profil complet ›

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Geoffrey Lamri
Geoffrey Lamri
Fondateur de IA Agency
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Bienvenue sur le blog IA Agency et bonne lecture ! Entrepreneur et expert en IA avec plus de 10 ans d'expérience dans la création de solutions d'intelligence artificielle pour les entreprises. Diplômé d'un Master 2 à Panthéon-Assas (Paris 2) et Auteur d'un mémoire sur l'importance de la Communication et de l'Intelligence Artificielle dans un cadre de fusion acquisition entre multinationales. Conférencier en France principalement autour de l'Innovation et du Marketing Digital. J'ai fondé IA Agency en 2022, une agence pionnière spécialisée dans le développement d'applications IA comme les chatbots et l'optimisation de sites web par l'IA. L'agence a réalisé des projets IA pour plus de 130 clients et est régulièrement citée dans la presse. Profil LinkedIn

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