Quels sites et quels secteurs sont les plus concernés par les AI Overviews ?

Quels sites et quels secteurs sont les plus concernés par les AI Overviews ?

En bref

  • Aucun secteur n’est visé en tant que tel : c’est son mélange de requêtes qui décide. Les requêtes informationnelles déclenchent un AI Overview dans 21,4 % des cas, contre 2,1 % pour les requêtes transactionnelles (Ahrefs, 146 millions de résultats de recherche, septembre 2025, marché principalement américain).
  • Sur le marché français, 52,63 % des recherches déclenchent un AI Overview un mois après le déploiement du 22 juillet 2026 (SE Ranking, 100 000 expressions de recherche, 7 et 8 août 2026).
  • Les secteurs français les plus exposés : Business 87,1 %, Relations 86,04 %, Assurance 73,62 %. Les moins exposés : Mode et beauté 20,28 %, Alimentation et boissons 20,0 %.
  • Les sujets sensibles au sens YMYL (santé, argent, droit) sont à 34,3 % contre 17,2 % pour le reste, parce qu’ils cumulent consensus documenté et questions explicatives.
  • « Épargné » décrit un instantané, jamais une nature : les requêtes à intention produit sont passées de 2,1 % à 14,0 % en quatre mois. IA Agency suit ces bascules secteur par secteur.

Introduction

Un AI Overview, c’est le paragraphe généré que Google affiche au-dessus des résultats de recherche, avec quelques sources citées en regard. Ces réponses fonctionnent sur un principe général simple : un modèle génératif découpe la question posée, va chercher des passages de pages web, puis rédige une synthèse en citant ses sources. Disponibles en France depuis le déploiement du 22 juillet 2026, elles font revenir la même question dans toutes les réunions marketing : « mon site est-il concerné ? ».

La réponse habituelle consiste à chercher son secteur dans un classement, à lire un pourcentage, et à se ranger dans la case « exposé » ou « tranquille ». C’est précisément là que le raisonnement dérape. Google ne regarde pas votre secteur d’activité, il regarde la requête qu’un internaute vient de taper. Deux sites du même métier peuvent vivre deux réalités opposées selon que leurs pages répondent à « qu’est-ce que la prévoyance » ou à « devis prévoyance tarif ».

Cet article classe les profils de sites et les secteurs par exposition mesurée, et explique pour chacun la raison de fond. Il se termine par les profils épargnés, qui font partie de la réponse.

Sommaire

Ce qui déclenche un AI Overview : la requête avant le secteur

L’intention de la requête décide du déclenchement d’un AI Overview, avant tout critère sectoriel

Les AI Overviews ne se déclenchent ni sur des sites, ni sur des secteurs : ils se déclenchent sur des requêtes. Ahrefs a analysé 146 122 391 résultats de recherche relevés en septembre 2025, sur un marché principalement américain, et publié le détail des critères le 10 novembre 2025. Le taux de référence y est de 20,5 %, soit environ une recherche sur cinq. Le premier facteur de tri n’est pas le domaine interrogé, c’est l’intention derrière la recherche.

Intention de la requêtePart qui déclenche un AI OverviewExemple de formulation
Informationnelle21,4 %« pourquoi une assurance emprunteur »
Commerciale4,3 %« comparatif assurance emprunteur »
Transactionnelle2,1 %« souscrire assurance emprunteur »
Navigationnelle0,9 %« espace client assureur »

Un rapport de 1 à 24 entre l’informationnel et le navigationnel, mesuré par Ahrefs en septembre 2025 : voilà l’écart réel. Dans le même corpus, 99,9 % des requêtes qui déclenchent un AI Overview sont informationnelles. La forme de la question compte tout autant : 57,9 % des requêtes posées sous forme interrogative déclenchent un AI Overview, contre 15,5 % des requêtes non interrogatives. C’est la raison pour laquelle une agence IA commence par l’inventaire des requêtes réelles d’un site avant d’ouvrir le moindre classement sectoriel. Cet inventaire est aussi le socle de tout chantier de référencement dans les moteurs IA.

Dans quel ordre Google décide-t-il d’afficher un AI Overview ?

Les critères de déclenchement d’un AI Overview s’enchaînent dans un ordre qui explique presque toutes les anomalies sectorielles.

  1. L’intention de la requête : explicative ou informationnelle, sinon le module ne s’affiche quasiment jamais (0,9 % sur le navigationnel, Ahrefs, septembre 2025).
  2. L’existence d’un consensus documenté sur le web, que le modèle puisse résumer sans avoir à trancher un débat.
  3. La présence d’un résultat qui répond déjà mieux : fiche produit, carte locale, bloc d’actualité. Google écrit que les AI Overviews « ont été conçus pour apparaître sur les requêtes où ils peuvent apporter un bénéfice supplémentaire par rapport à ce que les internautes obtiendraient déjà dans la recherche ».
  4. Les garde-fous : Google déclare avoir ajouté des « restrictions de déclenchement pour les requêtes où les AI Overviews ne se révélaient pas suffisamment utiles » (30 mai 2024).
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En pratique
Situer votre profil depuis vos propres requêtes

Pour situer votre profil, comptez dans vos requêtes de la Search Console la part qui commence par « pourquoi », « comment » ou « qu’est-ce que », car c’est cette proportion, et non votre secteur, qui prédit votre exposition aux AI Overviews.

21,4 %des requêtes informationnelles déclenchent un AI Overview, contre 2,1 % des transactionnelles
Savez-vous ce que Google génère au-dessus de vos pages ?Un relevé daté de vos requêtes réelles, et de celles qui déclenchent déjà un AI Overview.
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Quels secteurs sont les plus exposés sur le marché français ?

Le classement français des secteurs par part de recherches accompagnées d’un AI Overview

Le marché français a basculé le 22 juillet 2026, date du déploiement des AI Overviews en France. SE Ranking a mesuré 100 000 expressions de recherche réparties sur 20 secteurs, à raison de 5 000 par secteur, les 7 et 8 août 2026 : 52 628 d’entre elles déclenchent un AI Overview, soit 52,63 %. Ce chiffre français ne se compare pas au 20,5 % américain d’Ahrefs de septembre 2025 : deux marchés, deux dates, deux corpus.

Secteur (France, août 2026)Part des recherches avec un AI Overview
Business87,1 %
Relations86,04 %
Assurance73,62 %
Santé71,02 %
Sport et fitness70,12 %
Éducation63,86 %
Finance63,66 %
E-commerce et distribution33,58 %
Mode et beauté20,28 %
Alimentation et boissons20,0 %

Plus de 67 points de pourcentage séparent le premier du dernier de ce classement français. Le fait qui surprend est pourtant à l’autre bout du tableau : le secteur le moins exposé déclenche encore un AI Overview sur une recherche sur cinq. Il n’existe donc pas, sur le marché français d’août 2026, de secteur hors d’atteinte. Il existe des secteurs où la question se pose sur presque toutes les requêtes, et d’autres où elle se pose sur une requête sur cinq, ce qui reste considérable pour qui vit de son trafic organique. C’est ce qui rend un chantier de SEO IA pertinent même dans les secteurs de bas de tableau.

Pourquoi le marché français démarre-t-il deux fois plus haut que l’allemand ?

La France affiche 52,63 % des recherches avec un AI Overview lors du premier mois suivant son lancement, mesuré par SE Ranking en août 2026. Les autres marchés européens observés sur la même période restent nettement en dessous : Espagne 33,23 %, Allemagne 27,86 %, Pays-Bas 26,56 %. L’écart ne tient pas à une préférence de Google pour un pays, mais à la maturité du module au moment où chaque marché l’a reçu : la France l’a reçu plus tard, donc plus abouti. Un détail français mérite d’être noté : 32,93 % des AI Overviews français, soit 17 328 sur 52 628, ne sont pas affichés en haut de la page de résultats.

Bas de tableau ne veut pas dire hors d’atteinteMême à 20 %, une requête sur cinq se joue désormais au-dessus des résultats classiques.
Faire écrire des pages citables →

Pourquoi les sujets santé, science, droit et finance arrivent-ils en tête ?

Consensus documenté, vocabulaire explicatif et questions de raison se cumulent sur les sujets sensibles

Les sujets dits YMYL, ceux qui touchent à la santé, à l’argent et aux droits, déclenchent un AI Overview sur 34,3 % des requêtes, contre 17,2 % pour le reste du corpus Ahrefs de septembre 2025. Le détail est net : YMYL médical 44,1 %, sécurité 31,0 %, juridique 23,6 %, financier 22,9 %. Par catégorie de contenu, la science arrive première à 43,6 % et la santé juste derrière à 43,0 %. Ce n’est pas une affaire de secteur, c’est une affaire de trois propriétés cumulées.

  • Un consensus documenté : sur « quels sont les symptômes d’une carence en fer », des centaines de pages institutionnelles disent la même chose, et un modèle peut résumer sans arbitrer.
  • Un vocabulaire explicatif : ces domaines s’écrivent en définitions, en mécanismes et en causes, la matière même d’un paragraphe généré.
  • Des questions formulées en « pourquoi » et « qu’est-ce que » : les requêtes de raison déclenchent un AI Overview dans 59,8 % des cas et les requêtes de définition dans 47,3 %, toujours selon Ahrefs en septembre 2025.

Pourquoi les garde-fous annoncés par Google n’empêchent-ils pas le déclenchement ?

Le paradoxe mérite d’être nommé franchement. Google déclare, le 30 mai 2024 : « Pour des sujets comme l’actualité et la santé, nous avons déjà des garde-fous solides en place. » Et la santé est pourtant le deuxième thème le plus exposé du corpus. L’explication tient en une distinction que le fonctionnement des AI Overviews rend visible : le garde-fou porte sur la qualité de ce qui est généré, pas sur la décision de générer. L’exception intéressante se trouve à l’intérieur même du YMYL : le juridique à 23,6 % et le financier à 22,9 % restent sous la moyenne YMYL de 34,3 %, parce que leurs requêtes basculent vite vers du transactionnel local, un avocat ou un courtier à contacter.

Geoffrey Lamri
« Demander si son secteur est concerné, c’est poser la mauvaise question, et elle fait perdre six mois à ceux qui se rassurent avec. Un éditeur santé qui ne publie que des fiches produit est moins exposé qu’un site industriel qui publie des guides techniques. Comptez vos requêtes, pas votre code NAF. »
Geoffrey Lamri, Fondateur d’IA Agency

E-commerce et fiches produit : un profil longtemps épargné qui ne l’est plus

La protection du commerce en ligne face aux AI Overviews s’érode au fil des mesures successives

Le commerce en ligne a longtemps été le profil le moins exposé aux AI Overviews. Dans le corpus Ahrefs de septembre 2025, la catégorie shopping ferme la marche à 3,2 %, juste devant les contenus pour adultes à 1,2 %, et les requêtes transactionnelles plafonnent à 2,1 %. La raison n’a jamais été une faveur accordée au commerce : une requête d’achat appelle un prix, une disponibilité et un vendeur, trois informations qu’un module produit affiche mieux qu’un paragraphe généré. La protection venait de la concurrence d’un autre affichage, pas d’une exemption.

Comment la protection de l’e-commerce s’est-elle érodée ?

Cette protection s’érode, et la séquence se lit dans les mesures successives.

  1. Janvier 2025 : les requêtes transactionnelles ne représentent que 1,98 % des requêtes déclenchantes, et les commerciales 8,15 % (Semrush, plus de 10 millions d’expressions, marché américain, publié le 15 décembre 2025).
  2. Octobre 2025 : elles montent respectivement à 13,94 % et 18,57 %, pendant que la part informationnelle tombe de 91,3 % à 57,1 % sur la même période.
  3. Novembre 2025 : 2,1 % des requêtes à intention produit déclenchent un AI Overview, sur un corpus dédié de 20 900 323 expressions (Visibility Labs).
  4. Premier trimestre 2026 : 14,0 %, soit 2 919 229 requêtes produit sur 20 900 323. Une multiplication par 6,7 en quatre mois.

Côté français, E-commerce et distribution se situe déjà à 33,58 % en août 2026 selon SE Ranking. La frontière entre le paragraphe généré, les modules marchands et les emplacements publicitaires se déplace donc vite, ce qui rend le suivi conjoint de l’organique et du payant plus utile qu’avant : c’est le terrain de notre Agence IA Google Ads.

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Le conseil expert
Une moyenne sectorielle masque toujours des écarts internes énormes

Le chiffre d’un secteur est une moyenne, et une moyenne ne dit rien d’une page. Sur le marché français d’août 2026, la Santé affiche 71,02 % de recherches avec AI Overview, mais une page « prendre rendez-vous » et une page « comprendre un examen » ne vivent pas du tout la même exposition. Descendez au niveau de la page avant de conclure quoi que ce soit sur votre secteur.

Le socle organique reste la première conditionUne page indexée, claire et citable est ce qui vous rend reprenable comme source.
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Médias, sites locaux et éditeurs B2B : trois profils, trois expositions opposées

Médias, réseaux locaux et éditeurs B2B ne doivent pas leur exposition aux mêmes causes

Les médias d’actualité, les sites locaux et les éditeurs B2B présentent des expositions très différentes aux AI Overviews, et surtout pour des raisons qui n’ont rien à voir entre elles. Les trois cas suivants viennent du corpus Ahrefs de septembre 2025, dont la référence est de 20,5 %.

Profil de requêtesTaux mesuréRaison de fond
Très liées à l’actualité6,3 %Google se méfie de la fraîcheur et déclare des garde-fous explicites sur l’actualité
Locales7,9 %Une carte et une fiche d’établissement répondent plus précisément qu’un paragraphe
Informatique et électronique28,6 %Un mélange de requêtes massivement explicatif, au-dessus de la référence de 20,5 %

Pourquoi ces trois profils ne se protègent-ils pas de la même manière ?

Le contraste est instructif. Un média généraliste n’est pas protégé par son statut d’éditeur : il est protégé par la fraîcheur de ses sujets, et cette protection s’évapore dès que le sujet refroidit. Ahrefs mesure 6,3 % sur les requêtes très liées à l’actualité, 17,8 % sur les moyennement liées et 20,7 % sur celles qui ne le sont pas du tout. Un réseau multi-établissements, lui, tient sa faible exposition d’un concurrent d’affichage : 7,9 % sur les requêtes locales contre 22,8 % sur les non locales, et 7,1 % sur les requêtes de type « se rendre sur place ». Rien n’y garantit la stabilité, seulement la persistance du module cartographique. Les éditeurs B2B et technologiques, enfin, sont au-dessus de la référence américaine : Internet et télécoms à 30,3 %, contenus de référence à 30,1 %, informatique et électronique à 28,6 %. Leur exposition vient de la nature de leurs contenus, faits de définitions et de comparaisons.

Les profils épargnés, et pourquoi ils ne le resteront pas forcément

Les profils peu exposés le doivent à un affichage concurrent, non à une exemption durable

Certains profils de requêtes restent très peu exposés aux AI Overviews, et il est utile de savoir lesquels avant de conclure sur son propre site. Les valeurs ci-dessous viennent du corpus Ahrefs de 146 millions de résultats de recherche relevés en septembre 2025, sur un marché principalement américain.

  • Les requêtes navigationnelles, où l’internaute cherche un site précis ou veut accéder à un service en ligne : 0,9 %.
  • Les requêtes de marque : 13,1 %, contre 24,9 % hors marque, soit 1,9 fois plus hors marque.
  • Les requêtes très courtes : 9,5 % sur un seul terme et 9,9 % sur deux, contre 46,4 % à sept termes et plus.
  • Les requêtes sensibles ou jugées inadaptées : 4,0 %.

Faut-il lire cette liste comme une menace ou comme une opportunité ? Posée ainsi, la question ne mène nulle part. Un profil très exposé n’a pas plus de raison de paniquer qu’un profil épargné n’a de raison de se détendre : ce qui change d’un cas à l’autre, c’est la part des requêtes sur lesquelles un paragraphe généré se place devant les pages du site. Cette part se mesure, et elle se mesure requête par requête.

Un profil épargné aujourd’hui le restera-t-il demain ?

Reste la réserve honnête, et elle vaut plus que la liste. « Épargné » décrit un instantané de mesure, pas une propriété du secteur. Les requêtes à intention produit étaient à 2,1 % en novembre 2025 et à 14,0 % au premier trimestre 2026 : quatre mois ont suffi. Une exposition basse aujourd’hui dit seulement qu’un autre affichage prend le dessus, pour l’instant, sur cette famille de requêtes. Si ce concurrent d’affichage recule, le taux monte. C’est exactement ce que nous regardons en conseil en IA : non pas la position d’un secteur dans un classement, mais la solidité de ce qui le protège.

Geoffrey Lamri
« Un secteur n’est jamais épargné par nature. Il est épargné parce qu’un autre module de Google répond mieux que l’IA, ce jour-là. L’e-commerce l’a appris en quatre mois. Si votre tranquillité repose sur un affichage concurrent, ce n’est pas une tranquillité, c’est un sursis. »
Geoffrey Lamri, Fondateur d’IA Agency
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Point de vigilance
Un pourcentage sans corpus, sans date et sans marché n’est pas une mesure

Beaucoup de taux sectoriels circulent sans corpus indiqué, sans date et sans marché de mesure, et des écarts considérables séparent alors deux chiffres censés parler du même sujet, simplement parce que les périmètres ne se recouvrent pas. Sur la recherche locale, le seul taux retenu ici est celui d’Ahrefs, 7,9 % des requêtes locales sur 146 millions de résultats de recherche en septembre 2025, parce que sa méthode est publiée.

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Pourquoi travailler avec IA Agency ?

Les équipes d’IA Agency partent des requêtes réelles d’un site plutôt que d’un classement sectoriel

IA Agency accompagne des entreprises françaises sur la visibilité dans les moteurs de recherche et dans les moteurs IA, avec plus de 10 ans d’expertise en référencement et plus de 130 clients accompagnés. Sur le sujet précis des AI Overviews, notre approche tient en une méthode simple : nous partons des requêtes réelles d’un site, mesurées dans la Search Console, et non d’un classement sectoriel générique.

Concrètement, cela veut dire qualifier chaque famille de requêtes par son intention, sa forme et sa longueur, puis confronter ce profil aux taux de déclenchement publiés par les études disponibles sur le marché français et international. Le résultat n’est pas un pourcentage de secteur, c’est une carte de vos propres pages : celles qui vivent déjà avec un AI Overview au-dessus d’elles, et celles qui n’en verront probablement pas avant longtemps. Les deux appellent des décisions différentes.

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Ce qu’il faut retenir

Quels sites et quels secteurs sont les plus concernés par les AI Overviews ? Ceux dont les requêtes sont explicatives, longues, formulées en question, et portées par un consensus documenté. Business, Relations, Assurance et Santé dominent le classement français d’août 2026 ; l’actualité chaude, le local, la marque et le navigationnel restent en bas. Entre les deux, le commerce en ligne a montré qu’une position basse se retourne en quatre mois.

La bonne unité d’analyse n’est donc pas le secteur, c’est la requête, et elle se compte page par page. Si vous voulez situer votre propre profil et savoir ce que cela implique pour votre production éditoriale, y compris pour vos chantiers de rédaction IA, parlons-en. Discutons de votre stratégie IA.

FAQ

Les AI Overviews sont arrivés en France le 22 juillet 2026, date de leur déploiement. Un mois plus tard, SE Ranking mesurait 52,63 % des recherches françaises accompagnées d’un AI Overview, sur un corpus de 100 000 expressions de recherche réparties sur 20 secteurs, relevé les 7 et 8 août 2026. La France démarre nettement au-dessus de l’Espagne (33,23 %) et de l’Allemagne (27,86 %) sur leur premier mois respectif.

Un AI Overview est généré par un modèle de la famille Gemini, qui éclate la requête initiale en plusieurs sous-requêtes, récupère des passages de pages web pour chacune, puis rédige une synthèse en citant ses sources. Ce mécanisme technique porte un nom, le query fan-out. Google précise que ces réponses « ont été conçues pour apparaître sur les requêtes où elles peuvent apporter un bénéfice supplémentaire » par rapport aux résultats classiques.

L’AI Overview est un paragraphe généré affiché au-dessus des résultats classiques, qui restent présents. L’AI Mode est une interface conversationnelle distincte, où la page de résultats disparaît. L’extrait optimisé, lui, n’est pas généré : c’est un passage copié d’une page existante. Seul l’AI Overview se déclenche sur une fraction mesurable des recherches : 52,63 % en France en août 2026, selon SE Ranking.

Cela dépend entièrement du profil de requêtes du site, et non de son secteur. Un site dont les pages répondent à des requêtes navigationnelles ou de marque est peu concerné : 0,9 % et 13,1 % de déclenchement selon Ahrefs en septembre 2025. Et le module ne prend pas toujours le haut de la page : 32,93 % des AI Overviews français ne sont pas affichés en tête des résultats (SE Ranking, août 2026).

La crainte se justifie surtout quand l’exposition est mal évaluée. Un site à dominante informationnelle et explicative est concerné sur une grande partie de ses requêtes, un site transactionnel beaucoup moins : 21,4 % contre 2,1 % dans le corpus Ahrefs de septembre 2025. La première chose utile n’est pas de craindre le module, c’est de mesurer quelle part de vos requêtes le déclenche réellement.

Un AI Overview français cite 6,91 sources en moyenne, et 57,19 % en citent entre 5 et 8 (SE Ranking, août 2026). YouTube apparaît dans 51,31 % des AI Overviews français et pèse 14,33 % des citations, en tête des 20 secteurs. Les sites institutionnels dominent leur domaine : ameli.fr figure dans 34,56 % des AI Overviews santé. Attention, être cité et déclencher le module sont deux questions différentes.

Non, mais cela aide beaucoup. Sur le marché français mesuré par SE Ranking en août 2026, 60,46 % des pages citées dans un AI Overview viennent du top 10 organique, dont 26,04 % du top 3. Le reste vient de plus loin : 76,33 % des citations proviennent du top 50, ce qui laisse près d’un quart des citations à des pages situées au-delà.

Le SEO vise le classement d’une page dans les résultats de recherche classiques. Le GEO, pour generative engine optimization, vise la citation d’un passage dans une réponse générée, qu’elle soit produite par un AI Overview, par ChatGPT ou par un autre moteur. Les deux partagent une bonne partie de leurs fondations techniques, mais l’unité mesurée change : la page d’un côté, le passage de l’autre.

Non, selon Google, qui indique qu’« il n’y a aucune exigence supplémentaire pour apparaître dans les AI Overviews ou l’AI Mode, ni aucune optimisation spéciale nécessaire ». L’éligibilité découle de l’indexation classique et de l’autorisation d’affichage des extraits. Il reste utile de vérifier que vos pages sont explorables et indexées, et que votre fichier robots.txt n’interdit ni le crawl ni l’affichage des extraits.

Google ne le présente pas comme une condition : la documentation officielle indique qu’aucune optimisation spéciale n’est nécessaire pour apparaître dans les AI Overviews ou l’AI Mode. Les données structurées gardent leur rôle habituel, aider les machines à comprendre le contenu d’une page, mais elles ne constituent pas un déclencheur documenté du module génératif.

Les AI Overviews apparaissent en priorité sur les requêtes explicatives et longues. Ahrefs mesure 57,9 % de déclenchement sur les requêtes formulées en question contre 15,5 % sur les autres, et 46,4 % à partir de sept termes contre 9,5 % sur un seul terme, dans un corpus de 146 millions de résultats de recherche relevés en septembre 2025. La forme de la requête pèse donc autant que son thème.

Le référencement classique garde son utilité, et la mesure le montre. Le taux de déclenchement lui-même n’avance pas en ligne droite : Semrush relève 6,49 % en janvier 2025, 24,61 % en juillet 2025, puis 15,69 % en novembre 2025, sur plus de 10 millions d’expressions du marché américain. L’objection courante, celle d’un référencement devenu inutile, prend une mesure ponctuelle pour une tendance.

Les éditeurs contestent principalement la reprise de leurs contenus dans une réponse qui répond à la place de leur page. Leurs plaintes portent sur les conséquences économiques de cette reprise et sur le terrain des droits voisins. Le sujet est d’autant plus sensible que les médias sont parmi les moins exposés au déclenchement : 6,3 % sur les requêtes très liées à l’actualité selon Ahrefs en septembre 2025, soit trois fois moins que la référence de 20,5 %, mais sur des volumes considérables.

Article mis à jour le 24 septembre 2026.

Ressources et liens utiles

[1] What Triggers AI Overviews? 86 Factors and 146 Million SERPs Analyzed, Ahrefs, 10 novembre 2025
[2] Les AI Overviews viennent de débarquer en France, SE Ranking, 19 août 2026
[3] Semrush AI Overviews Study, Semrush, 15 décembre 2025
[4] AI Overviews now appear on 14% of shopping queries, Search Engine Land (étude Visibility Labs), 18 mars 2026
[5] AI Overviews: About last week, Google, 30 mai 2024
[6] AI Features and Your Website, Google Search Central
Quelles de vos pages sont concernées ? Le travail qui identifie, requête par requête, ce qui se joue au-dessus de vos résultats. Découvrir le GEO →

Le classement organique reste la base

Près de deux tiers des pages citées dans un AI Overview français viennent du top 10. Le SEO n’a pas disparu.

Le SEO IA en détail →
Geoffrey Lamri
L’auteur Geoffrey Lamri Fondateur d'IA Agency depuis 2022. Plus de 10 ans d'expertise en IA et SEO, plus de 130 clients accompagnés, régulièrement cité dans la presse spécialisée sur les sujets d'innovation et de marketing digital. Voir le profil complet ›

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Geoffrey Lamri
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Bienvenue sur le blog IA Agency et bonne lecture ! Entrepreneur et expert en IA avec plus de 10 ans d'expérience dans la création de solutions d'intelligence artificielle pour les entreprises. Diplômé d'un Master 2 à Panthéon-Assas (Paris 2) et Auteur d'un mémoire sur l'importance de la Communication et de l'Intelligence Artificielle dans un cadre de fusion acquisition entre multinationales. Conférencier en France principalement autour de l'Innovation et du Marketing Digital. J'ai fondé IA Agency en 2022, une agence pionnière spécialisée dans le développement d'applications IA comme les chatbots et l'optimisation de sites web par l'IA. L'agence a réalisé des projets IA pour plus de 130 clients et est régulièrement citée dans la presse. Profil LinkedIn

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